Accueil

Site d’un amateur du monde numérique...

Ce site est développé pour le plaisir d’apprendre et de partager, dans un esprit de complet bénévolat.

Vous n’y trouverez donc rien de ce qui permet habituellement à la plupart des autres sites de monétiser votre passage !...

Seul et avec l’aide de proches, nous le ferons évoluer progressivement dans sa forme, et nous en enrichirons petit à petit le contenu, orienté sur l’informatique personnelle.


Publié le mardi  14 avril 2015
Mis a jour le jeudi  23 avril 2015
par  Maxy

Edito n° 17

Big Valls is watching you !


La loi sur le Renseignement s’apprête à être votée dans l’indifférence parlementaire (regardez cet Hémicycle quasi désert !), malgré la levée de boucliers en France et à l’étranger contre cette atteinte majeure aux libertés fondamentales et aux droits individuels.
Pour que des journaux comme le New York Times, l’ensemble des organismes de défense des droits de l’homme, les Géants du Web, les Fournisseurs d’Accès Internet, et de multiples autres acteurs et notamment dans la Magistrature, la CNIL et la Commission Numérique de l’Assemblée Nationale, l’Observatoire des Libertés et du Numérique, et le commissaire européen chargé des Droits de l’Homme (interviews sur les Chaînes publiques), s’insurgent massivement contre ce projet liberticide, il faut que l’enjeu soit de taille, pourtant, non ?

Qu’est-ce qui peut justifier une telle obstination de la part d’un gouvernement qui menait le cortège pro-Charlie il y a peu ?

  • L’efficacité de la lutte contre le Terrorisme ? Tous les experts s’entendent à dire que le Patriot Act est un échec. Et en France, on a déjà eu l’occasion de constater les lacunes des services de renseignement. Et cette nouvelle loi n’y changera rien.
  • La régularisation des pratiques des services de renseignement ? Curieux raisonnement : ça n’aidera en aucune façon à les encadrer, puisque la légalité ils s’en foutent complètement par principe, il suffit d’énumérer les moyens déployés depuis Echelon jusqu’au PNCD pour s’en convaincre ; et que le projet de loi vise justement à les affranchir de toute surveillance légale d’ordre judiciaire : Ils ne dépendront que du Premier Ministre (comme l’a bien expliqué Marc Trividic sur RTL le 21 avril). En fait, il s’agit seulement de repousser la frontière de l’acceptable, en attendant l’étape suivante (le décryptage des données chiffrées , comme le suppose Médiapart ?).

Dans un précédent Édito, je remarquais que les méthodes employées par la NSA et autres agences américaines allaient coûter de plus en plus cher à l’Oncle Sam, car la surveillance généralisée faisait fuir clients étrangers et partenaires économiques. Ce qui n’empêche d’ailleurs pas ces agences de renseignement de réclamer encore plus de moyens de surveillance, soutenus par le Ministère de la Justice US.
En France, cette Loi scélérate aura forcément les mêmes effets. Déjà, plusieurs hébergeurs comme OVH et Gandi sont en train de préparer leurs bagages. Et qui aura envie de venir s’installer dans notre pays quand il pratiquera le pompage systématique et exercera une surveillance intégrale ?
Non seulement il y aura des dommages politiques et sociaux, mais rapidement aussi économiques. C’est ce que pense un nombre impressionnant d’acteurs de l’économie numérique. Vous n’êtes pas assez impressionné, en voici d’autres : la galaxie des opposants, le Manifeste des 110 000, où vous ne me trouverez cependant pas, car j’ai lu les conditions d’utilisations de mes coordonnées : lisez-les aussi avant de signer.

Alors, pourquoi ne pas en rester à la Loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, qui énonce ces principes, pourtant évidents dans une démocratie :
"L’informatique doit être au service de chaque citoyen. [...] Elle ne doit porter atteinte ni à l’identité humaine, ni aux droits de l’homme, ni à la vie privée, ni aux libertés individuelles ou publiques."


Articles les plus récents

Publié le mercredi  8 avril 2015

par  Maxy

Comment sécuriser sa connexion Wifi

Limiter la vulnérabilité de la connexion Wi-Fi de sa box.

Brèves

9 janvier - Je suis Charlie

En écrivant mon édito n° 16, j’étais très amer contre un Gouvernement issu du Socialisme et contre un Parlement totalement inconsistant devant la mise en place de lois liberticides.
Les récents événements me font mieux comprendre la précipitation et les excès des textes qui ont été adoptés.
Mais je ne les approuve pas pour autant, et je suis content que quelqu’un que j’admire autant que Robert Badinter ait si bien formulé ce que j’avais sur le coeur : "Ce n’est pas par des lois et des juridictions d’exception qu’on défend la liberté contre ses ennemis. Ce serait là un piège que l’histoire a déjà tendu aux (...)