Archives de l’auteur : Maxy

À propos Maxy

Principal administrateur du site Mon Coin Numérique. Avec ici un compte d'auteur/éditeur limité par sécurité.

Mon Firefox fait des histoires…

Dans un précédent article, j’explique comment « blinder » Firefox pour éviter les problèmes de sécurité et de confidentialité liés à l’usage d’internet. Les problèmes… enfin, ceux dont l’utilisateur ordinaire peut se prémunir.
Mais ces mesures de protection ont un coût : la restriction de l’accès à internet. C’est fou le nombre de sites auxquels on n’arrive plus à accéder correctement à cause de nos plugins et autres moyens de se protéger.
Du coup, j’ai abandonné des plugins trop protecteurs, comme No Script. Car même en le configurant le plus permissif possible, il y a trop de blocages. Et ce ne sont pas toujours les sites les plus polluants qui bloquent, tant s’en faut : des services publics, des banques, des organismes comme par ex. FUN (France Université Numérique)…
Pour accéder à certains sites, j’avais donc pris l’habitude d’y aller avec un autre navigateur non protégé (= que j’utilisais avec les options par défaut), par exemple Opéra. Je n’en suis pas mécontent d’ailleurs, mais je suis moins à l’aise qu’avec Firefox. J’ai donc trouvé une autre solution, qui est de me créer un nouveau profil utilisateur.

On peut paramétrer plusieurs profils sur Firefox, c’est simple à faire :
Firefox étant fermé, on exécute une commande :
soit : menu Démarrer > exécuter, soit touche Windows + R, et dans la fenêtre qui s’ouvre on écrit l’instruction suivante : firefox.exe -p

Ouverture de la fenêtre de création de profil

Si votre Firefox n’est pas installé dans le dossier habituel, vous devrez indiquer le chemin complet, du genre « C:\Program Files (x86)\Mozilla Firefox\firefox.exe » -p

S’ouvre alors cette nouvelle fenêtre :

Dans cette fenêtre, à droite, vous avez déjà un profil « par défaut », que vous pouvez éventuellement renommer en cliquant sur Renommer un profil. Pour l’appeler par ex. Profil sécurisé. Et vous pouvez créer un nouveau profil, que vous pouvez appeler Profil minimal.
Ce qui donne ce type d’effet :

Vous pouvez ainsi créer plusieurs profils, selon vos besoins. Le nom que j’ai donné au mien est explicite : il y a un minimum de réglages et de plugins. Les seuls réglages que j’ai vraiment conservés, c’est la suppression des cookies, de l’historique, et de toutes les traces de connexion à la fermeture du navigateur.

Quand vous lancez Firefox, désormais, il va vous demander quel profil vous voulez lancer.
Si vous le lancez vingt fois par jour, vous trouverez sans doute cette fenêtre agaçante. En ce qui me concerne, j’ai fini par créer deux raccourcis, dans la barre de tâches (ou sur le bureau, hein !), l’un avec mon Firefox blindé, l’autre avec mon Firefox minimal. Et pour éviter de les confondre, j’ai changé le logo de l’un des deux.

Pour créer vos raccourcis, allez dans C:\program files (x86)\Mozilla Firefox\firefox.exe, et faites un clic droit dessus pour choisir la création de raccourci (qui sera mis sur le bureau). Faites-le deux fois, pour avoir deux raccourcis disponibles pour vos deux profils.

Faites un clic droit sur un des raccourcis, dans la fenêtre qui s’ouvre choisissez Propriétés, et ensuite :
1. Dans la Cible, écrivez à la fin de l’adresse : -p minimal (selon la dénimination que vous avez choisie) ;
2. modifiez l’icône par défaut, pour éviter de vous tromper de profil quand vous lancerez Firefox. Il n’y a que très peu de choix offerts, donc n’hésitez pas à vous dégotter une autre icône sur internet…
Procédez de la même façon pour l’autre profil, en changeant les instructions spécifiques.

Pour des informations plus détaillées :

– https://support.mozilla.org/fr/kb/utiliser-gestionnaire-profils-creer-supprimer-profils
– http://www.commentcamarche.net/faq/25378-firefox-acceder-au-profil-sans-passer-par-le-gestionnaire

Mon mini-PC aussi souffre de la canicule !

En décembre dernier, je me suis offert un mini-PC, pour remplacer mon vieux portable moribond. Les NUC et autres barebones deviennent populaires, et j’avais envie d’essayer un matériel moins encombrant que mes tours habituelles.
Certes, un mini-PC serait plus encombrant que mon portable 17″, bien que cela fasse des années qu’il n’était plus que transportable, la batterie ayant toujours une longévité nettement inférieure à l’appareil qu’il alimente ; donc j’avais depuis longtemps toujours un fil à la patte, puisqu’il fallait relier le portable au secteur (si vous en avez vous-même, vous comprenez certainement pourquoi je n’avais pas racheté de batterie !…) Mon vieux Toshiba Satellite P300 était donc assigné à résidence dans ma chambre, et le mini-PC s’y substituerait facilement.

Photo Beebox-S 7200UJ’ai donc opté pour un Asrock Beebox, modèle S-7200U, parce qu’au moment du choix c’était le seul mini-PC disponible en France avec le nouveau processeur Intel Kaby Lake. Or je voulais les composants les plus récents. Pas sûr que j’aie eu raison, d’ailleurs ! J’avais cloné mon système Windows 7 et mes logiciels sur un SSD qui irait bien, quitte à mettre mes données sur un autre support SSD au récent format M.2. Mais très vite, je me suis aperçu qu’il faudrait passer à Windows 10 (que je n’aime pas), parce que les processeurs de septième génération disposent d’un jeu d’instructions non compatible avec les versions anciennes de Windows. De fait, j’ai eu rapidement des messages de MS indiquant que certaines mises à jour de Windows ne pourraient pas avoir lieu. Je n’aurais pas eu ce type de désagrément avec un processeur Skylake (la génération 6 précédente), alors que les bénéfices du nouveau processeur ne sont pas évidents sur un tel appareil.

Bref, si j’avais opté pour un autre mini-PC parmi l’offre disponible, je n’aurais sans doute pas choisi un appareil sans ventilation. Bien sûr, on présente les appareils fanless comme offrant un avantage supplémentaire, et si vous avez parcouru mon site, vous connaissez mon obsession du bruit.
Mais s’il existe des moyens efficaces de rendre inaudible une tour haut de gamme conçue pour le silence, le problème est plus délicat pour un mini-PC ! Un mini-PC est un PC, souvent puissant, compacté au maximum pour prendre moins de place (la définition est de moi 😉 ). Ce qui veut dire qu’à l’intérieur de ce boîtier réduit, c’est plein comme un œuf ! Et que la circulation d’air y est par définition difficile. Dès le départ, mes recherches d’un mini-PC ont donc été sensibles à ce risque.

Asrock annonce pour ses Beebox « une conception spécifique qui rend le système totalement silencieux. » Le fait est qu’il l’est : il n’y a d’autre ventilateur que le ventirad du CPU, que l’on ne perçoit que si le processeur supporte une forte charge.
C’est vrai, il est bien agréable d’allumer l’ordi et de commencer à l’utiliser sans le moindre bruit. Mais il est moins agréable de le voir se planter, comme ça m’est arrivé souvent, y compris peu de temps après le démarrage, si bien que je n’ai pas pensé d’emblée à une mise en sécurité du processeur.
Comme l’incident se produisait parfois à des moments où je touchais au boîtier, par ex. pour mettre ou retirer une clé USB, je me suis demandé si je ne déclenchais pas involontairement le bouton de marche-arrêt : en effet ce bouton, placé sur le dessus de l’appareil, est très sensible, et il suffit de l’effleurer pour le déclencher ; or, introduire ou retirer une clé USB oblige à tenir le boîtier très léger, et de surcroit pas très rigide. J’ai donc acheté un hub à 4 ports USB 3, ce qui de toutes façons était utile, car il n’y en a que trois (+ une en USB type C), dont deux occupées en permanence pour relier sans fil mes périphériques.
Ben oui, l’un de mes objectifs était aussi une config sans fil… ou presque ! Or, il y en a forcément : les câbles d’alimentation électrique du Beebox (avec un encombrant transfo moitié aussi gros que le boîtier), et celui de l’écran ; et le câble Display Port entre l’écran et le boîtier. Tout le reste, je l’ai conçu sans fil : Wi-Fi pour le réseau (en 802.11ac et qui marche très bien), bluetooth pour les enceintes (Denon Envaya), les hauts-parleurs de l’écran servant uniquement aux notifications du système 😉 ; et techno ANT 2.4 GHz pour mon ensemble clavier-souris Logitech Illuminated/M510, avec un récepteur USB spécifique.
Ainsi, j’arrive à ne pratiquement plus toucher le boîtier. Et donc les plantages ne viennent pas/plus de là. Or, la canicule précoce de cette année 2017 m’a vite fait comprendre la cause de mes soucis. Il m’a suffi d’installer un logiciel de monitoring de la température (Speedfan) pour me convaincre que ma Beebox surchauffait et supportait bien mal les 35° de mon bureau !

Que faire… à part attendre l’automne pour réutiliser mon appareil ? D’abord, j’ai posé une grille pour surélever le boîtier, afin d’améliorer l’arrivée d’air : ce sera peut-être utile quand il fera plus froid ? Puis, il m’est venu cette idée, qui marche, et que je peux donc partager avec vous.
Puisque l’arrêt de sécurité automatique (qui protège tous les processeurs récents) vient d’une insuffisance de ventilation du boîtier, ajoutons-en une ! Pas à l’intérieur du boîtier, évidemment, on ne bricole pas l’intérieur d’un mini-PC comme celui d’une tour, et il n’y aurait de toutes façons pas la place dans ce modèle-ci. Donc à l’extérieur, sous le boîtier par où se fait l’arrivée d’air.
J’ai fouillé dans mon bordel hardware, accumulé par plus d’une décennie de montage d’ordis, pour retrouver un ventilateur de boîtier qui traînait : en l’occurrence un Noctua NF-S12, très silencieux comme tous les appareils que je montais, avec un petit variateur actionnable manuellement (LNA/ULNA). Bien sûr, il me fallait faire un petit bidouillage pour l’alimenter autrement qu’avec les câbles prévus pour être fixés sur une carte-mère. J’ai donc cherché dans la bonne quinzaine de transfos que je n’ai pas jetés celui qui se rapprocherait le plus des spécifications du ventilateur, et j’ai fini par opter pour un cordon d’alimentation de disque dur externe, qui offre des valeurs compatibles avec les 12 V et les 1.5 W nécessaires. Une petite épissure pour chacun des deux câbles (phase et neutre), un bout de chatterton pour les isoler, et mon ventilo tourne comme il faut.

 

 

On voit sur la photo les épissures

 

 

 

Reste à placer mon ventilo 12 cm sous le boîtier, qui a presque les mêmes dimensions en longueur et largeur, en orientant le souffle vers l’entrée d’air du boîtier, et voilà !

Ça augmente de 2.5 cm la hauteur du boîtier, et ça ne se remarque pas trop d’un point de vue esthétique ; mais ça complique un peu le déplacement, quand/s’il doit y en avoir. Et ça ajoute un câble d’alimentation à l’ensemble de l’installation.
Vous voyez pourquoi je n’aurais pas choisi une solution fanless si j’avais eu le choix ?! Mais en fin de compte, c’est devenu une solution acceptable, pour mon usage personnel. Et et en tant qu’adepte du DIY (faites-le vous-même !).
En tous cas, je n’ai plus de plantages depuis que j’ai fait ce bricolage : croisons les doigts !

Édito n° 21

Si vous débarquez sur cette page d’accueil, vous remarquez qu’il n’y a pas de message du genre « Acceptez l’utilisation de cookies… » pour qu’on puisse vous espionner et vendre votre profil à tous les fournisseurs de spam.

Mon site n’utilise pas de cookies… parce que je ne cherche pas à pister les visiteurs ! Oui, je fais quand même quelques statistiques basiques de visite. D’ailleurs, si vous utilisez un adblocker et un anti-antiadblocker (comme de plus en plus d’internautes), il peut en effet vous signaler cette présence de Piwik, mais qui est auto-hébergé (et dont les données ne partent donc pas dans les nuages).

Vous pouvez aussi remarquer que mon site est en http et non en https : mauvais point pour moi ? Certains navigateurs signalent les sites « non sécurisés » et l’intolérance à leur égard croît rapidement. Bientôt, cela deviendra compliqué d’insister en disant que : oui, on fait confiance et qu’on veut y aller quand même.

Ce n’est pas une démarche que je désapprouve, bien au contraire, il faut impérativement renforcer la sécurité des échanges sur le Net ! Et l’https en est un moyen. D’ailleurs, parmi les réglages du navigateur internet que je préconise dans un de mes articles, figure le plugin de la FSF « https everywhere », que j’utilise pour mon propre usage.

Cependant, en ce qui concerne mon site, il ne passera probablement jamais en https. D’abord, mon site ne vous demande jamais aucun renseignement, même si, à l’occasion, vous faites des commentaires ou posez des questions auxquelles je réponds avec l’adresse que vous me fournissez. Ensuite, parce que les certificats de sécurité sont payants (oui, je sais, let’s encrypt…), et que je limite au maximum les dépenses du fait que mon site ne dégage, par principe, aucun revenu d’aucune sorte. Mais bon, ça peut ne pas être trop coûteux, si bien que la raison principale est quand même le travail que le passage en https occasionne : En fait, il faut reconstruire son site, et je me suis déjà suffisamment emm… à le passer récemment de SPIP à WordPress pour ne pas avoir envie de m’y coltiner à nouveau.

Et comme beaucoup de blogs et de sites non commerciaux vont réagir de même, pour des raisons du même ordre, ce sera à l’occasion un bon moyen pour Google et la galaxie publicitaire de marginaliser les sites non marchands de l’internet !?

Pour l’instant, vous pouvez encore désactiver ce type de message dans votre navigateur, s’il vous agace trop et que vous savez ce que vous faites : voir par exemple ce blog.

Bonne nouvelle de Microsoft !

Bonne nouvelle !

Ce jeudi 22 juillet 2016, Microsoft m’envoie une pop-up impérative, interrompant mes activités en cours pour m’inviter à passer à Windows 10 ! C’est urgent, et le compte à rebours avant l’heure fatale est déclenché.

1er message de Microsoft

Ça fait des mois que Microsoft fait le forcing pour nous convaincre d’adopter son nouvel OS,… et depuis des mois je traque les kb de mises à jour automatiques pour éviter « d’obtenir W10 gratuitement ». Il a fallu  vraiment faire attention pour ne pas se retrouver avec le nouvel OS par faiblesse ou par inadvertance  : par ex., si on a activé les mises à jour automatiques de Windows Update, ou, si comme moi on a préféré l’option « me laisser choisir les mises à jour à effectuer », et que l’on ne fait pas assez attention aux mises à jour facultatives, où le kb de mise à niveau vers W10 est toujours le seul coché par défaut…

fermer la pop-up importune

Averti par les forums et les articles scandalisés par le harcèlement dont nous sommes victimes, j’ai évité le dernier piège qui consiste à fermer la fenêtre avec agacement pour pouvoir continuer mon travail, et j’ai au contraire examiné attentivement le message : on y trouve bien une option « Refuser l’offre gratuite », que je me suis empressé de choisir. Ce qui m’a valu cette autre fenêtre pop-up : « Quoi : vous êtes complètement stupide ? » Non, ce n’est pas tout à fait ce qui est marqué,  comme on peut le voir sur l’image suivante :

2ème message de Microsoft

Mais on y découvre aussi la bonne nouvelle : si on s’obstine à refuser l’inrefusable, Microsoft arrête de nous enquiquiner. Promis-juré ! A moins que, le 29 juillet, des fois qu’on serait atteint d’une angoisse existentielle face au néant qui s’ouvre devant nous…? Car MS nous aime trop pour ne pas nous pardonner notre ingratitude au dernier des derniers moments !

Bilan le 30 juillet 2016 : En effet, Microsoft aura tenté jusqu’au bout de nous faire passer à Windows 10. Plus de Pop-up, c’est vrai, mais une icône de notification dans la barre de tâches, qui n’a disparu chez moi que le 30 après midi.

MSinsisteAinsi qu’une Windows update qui propose encore une kb de mise à niveau :

update290716a

Microsoft n’a pas réussi à atteindre son objectif de conquête des clients par Windows 10, et pourtant il aura vraiment tout essayé ! Il va quand même falloir qu’il se demande pourquoi !

 

Le Libre, ce n’est pas le « gratuit » !

Richard Stallman  l’explique très bien, alors juste un cas concret : celui de SourceForge.

L’achat de SourceForge, The portail des projets Libre et Open source, par une société commerciale il y a quelques années, en est un parfait exemple : manifestement, la société Dice, en achetant SourceForge, devait considérer qu’il n’y avait d’autre différence entre libre et gratuit que les propos des doux rêveurs de la FSF, et pensait pouvoir monétiser facilement son investissement, en distribuant  gratuitement adwares, publicités intempestives, malwares et tracking ! Il lui a fallu déchanter, avec la défection de multiples développeurs et l’abandon du site par beaucoup de libristes. J’en ai parlé il y a deux ans.
La plate-forme a donc heureusement changé de main en début d’année, et son nouveau patron s’efforce maintenant de regagner la confiance des utilisateurs et des développeurs, en ramant à contre-courantdes précédents propriétaires. Le nouveau patron admet clairement que c’est la méconnaissance du milieu des logiciels libre/open source qui explique l’échec de Dice, et qu’il va devoir montrer sa compétence dans le domaine du Web pour séduire à nouveau.Mais il cherche lui aussi à trouver un bon modèle de monétisation, alors… bon vent !

Un article éclairant sur ma vie Linux.