Recycler un vieux SSD avec une distribution Linux

Mon ordi se lance plus vite avec Ubuntu sur mon ancien SSD OCZ Summit, qui est en SATA 2, qu’avec Windows 7 (x64) sur mon nouveau Plextor M3Pro, qui est en SATA 3.
Pourtant, quand on compare les perfs brutes des 2 SSD, il n’y a vraiment pas photo : le M3Pro écrase le Summit.

 

Cet article est simplement un constat, qui m’a surpris le premier.

Ma config

Ordi monté entièrement par mes soins, orienté silence (et si possible économie d’énergie), ce qui explique une config assez atypique.

  • Boîtier CoolerMaster Silencio 650
  • Alim CoolerMaster Silent Pro M2 500 W
  • Carte mère Asus P8Z77-V LE (à contrôleur SATA 6 G natif)
  • Processeur Intel Core i7-3770S (avec ventirad Noctual NH-C12P SE14)
  • RAM Kingston Hyper X DDR3 PC3 (12800/1600 MHz CAS9) 2 barrettes de 4 Go
  • SSD Plextor M3Pro 128 Go (SATA 3)
  • SSD OCZ Summit 60 Go (SATA 2)
  • HDD WD Caviar Black 750 Go (SATA 3 et cache de 64 Go) pour les données.
  • Pas de carte graphique (le processeur dispose d’une partie graphique HD 4000).

Ce sont les seuls composants qu’il est utile de préciser pour analyser les résultats.

Caractéristiques Summit vs M3Pro

  • OCZ Summit (60 Go) : 220 Mo/s en lecture, 120 Mo/s en écriture. Voir par ex. Le comptoir du hardware.
  • Plextor M3Pro (128 Go) : 535 Mo/s en lecture, 350 Mo/s en écriture (Hardware.fr le classe en tête de son comparatif 2012).

Le Summit date de mai 2009, et c’est vrai que les SSD ont beaucoup progressé depuis. Par ailleurs, la performance augmente en général avec la taille du SSD (pour le même modèle). Deux bonnes raisons pour que le M3Pro surclasse le Summit, auxquelles il faut en ajouter une troisième également importante : le Summit m’a servi deux ans, et je l’ai réinitialisé pour pouvoir le réutiliser. Même si cette opération est censée l’avoir remis à neuf, c’est quand même un disque usagé.
Enfin, et surtout quand même, les SSD de la génération de l’OCZ Summit fonctionnaient en SATA 2.0, alors que les nouveaux SSD sont en SATA 3.0. Or, la norme SATA 2/3G a comme limite 300 Mo/s en théorie, et on considère qu’il ne faut pas s’attendre à plus de 270 Mo en pratique. Alors que le SATA 3/6G double les performances…

Le « test »

Ce n’est pas vraiment un test : mon but n’était pas là, mais simplement d’installer complètement l’ordi que que venais d’acheter – et de faire quelque chose de mon « vieux » SSD.
Je rappelle que j’ai pris un boîtier silencieux, le meilleur de sa catégorie au moment de mon achat, en juillet 2012. Ce boîtier dispose d’une connectique très sophistiquée (et vraiment très mal exposée sur un mode d’emploi minimaliste, mais ceci est un autre sujet !). En particulier, il dispose, à côté de l’interrupteur, d’un sélecteur qui permet de choisir le disque de démarrage.
J’ai donc bien entendu choisi le SSD Plextor comme disque de démarrage, en y installant Windows 7 (Familiale) 64 bits (et mes principaux logiciels).
Et dans le deuxième emplacement de boot, j’avais à ma disposition le SSD Summit que j’avais réinitialisé, et dont je ne savais trop que faire. Je l’ai donc installé, mais évidemment sur un port SATA 2.0. Et comme mon expérience m’avait enseigné que 60 Go, c’est trop juste pour Windows 7, j’y ai mis une distribution Linux, en l’occurrence Ubuntu 12.04 32 bits. Qui comprend donc l’OS et une suite logicielle à peu près équivalente à celle que j’ai avec Windows 7.
Par ailleurs, j’ai mis comme disque de données, disponible pour les 2 disques de boot, le HDD Western Digital (sur un port SATA 3.0. disponible).

Tout de suite, je me suis rendu compte que je démarrais plus vite avec Ubuntu 12 qu’avec Windows 7. Et que la différence était encore plus sensible à l’extinction de l’ordinateur.

J’ai donc « chronométré » les temps pour démarrer et pour éteindre avec les deux OS. Il s’agit d’un chronométrage rudimentaire à l’aide d’une appli sur smartphone, qui compte seulement les secondes : Mon objectif est seulement de quantifier sommairement mon impression d’un différentiel de rapidité d’exécution, pas de fournir une mesure scientifique ! J’ai mesuré le temps de démarrage depuis l’appui sur l’interrupteur du boîtier jusqu’au message « Bienvenue » de Windows ; et jusqu’au message « connexion filaire établie » sous Ubuntu. Donc au moment où le PC devient complètement opérationnel.

vieuxSSD1

Conclusions

Ce qui rend la comparaison intéressante, c’est qu’elle est réalisée sur le même appareil, donc avec la même configuration matérielle sauf le SSD, qui avantage fortement Windows 7.
Or, pour démarrer et plus encore pour éteindre l’ordinateur, c’est Ubuntu qui gagne !

N’hésitez pas à faire vos propres tests, les miens méritent évidemment d’être vérifiés !

J’aurais pu choisir une autre distribution Linux, mais je crois qu’on aurait eu des résultats équivalents. J’ai failli d’ailleurs mettre Debian, ou Mint, dont j’apprécie davantage l’interface. Ces 3 distributions (avec Ubuntu) supportent très bien les machines virtuelles en tant qu’hôte. En utilisant le TRIM tout autant que Windows 7/8.

Bravo Linux !