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Microsoft me gonfle avec ses pubs !

Microsoft me gonfle ! Non seulement Windows 10 nous espionne et nous contrôle de plus en plus, mais ne voilà-t-il pas qu’il nous glisse des pubs dès l’écran de démarrage !

Bon, de même qu’en s’en donnant la peine, on peut bloquer la plupart des moyens de nous traquer en paramétrant de façon drastique les fonctionnalités par défaut de Windows 10, mais on peut aussi se débarrasser de la pub et autres notifications commerciales qui nous accueillent maintenant quand on allume son ordi.
Il suffit pour cela d’aller dans les Paramètres du Système (touche Windows + I), et dans le menu Personnalisation de choisir Écran de verrouillage. Vous pouvez choisir votre image, et surtout désactiver “la personnalisation de l’écran” !

Voilà, vous ne verrez plus s’afficher de liens publicitaires.
Vous pouvez en rester là, ce que j’ai fait quelques semaines avec plaisir.

Puis j’ai décidé de supprimer aussi l’écran de connexion à son compte Microsoft. Ça veut dire ne plus taper plus le mot de passe d’accès à son ordinateur, car l’écran de connexion continue à apparaître brièvement. Le mot de passe de session est évidemment une sécurité, même si elle n’est pas bien forte. Mais pour ma part, Je suis  le seul à me servir de cet appareil (et mes dossiers personnels n’y sont pas accessibles).
Pour cela, exécuter la commande suivante : avec la combinaison de touches Windows + R, écrire : netplwiz pour entrer dans la personnalisation du compte utilisateur, et décocher la case qui oblige à entrer son mot de passe.

OK. Une nouvelle fenêtre s’ouvre qui vous demande de confirmer votre mot de passe de session.


Et voilà. Vous pouvez maintenant redémarrer, pour vérifier que Windows 10 ne vous redemande plus votre mot de passe au démarrage.
Ça fait gagner du temps au fil des mois, mine de rien. Et puis j’ai un peu plus l’impression de ne plus avoir à pointer à l’entrée de l’usine…

P.S. Ces réglages ont été réalisés avec la version 1803 (October update) de Windows 10, la plus récente à la date de parution de cette Brève.

CCleaner dérape encore !

Il y a moins d’un an, j’avais écrit “Bonne chance à CCleaner“, suite à l’infection dont le meilleur nettoyeur Windows avait été victime, après son rachat par Avast! Je me demandais alors quelle place pouvait conserver le fleuron de Piriform, racheté en bloc par le célèbre antivirus.
Depuis, CCleaner a continué d’exister, car ses utilisateurs habituels ont de bonnes raisons de le préférer aux alternatives, y compris celle d’Avast.

Sauf que là, ça sent le brulé ! la dernière version, 5.45, a lourdement fauté en changeant subrepticement les paramètres de confidentialité et en autorisant le partage des données d’utilisation. La colère des utilisateurs a conduit Piriform à retirer du téléchargement la version incriminée et à revenir à la version 5.44, en attendant une nouvelle version plus conforme au RGPD !
Bon ! Piriform/Avast a fait profil bas pour désamorcer la fronde ; mais ce que l’on peut en dire, c’est que l’esprit de l’équipe initiale a totalement disparu, et que la confiance va avoir du mal à perdurer.
Je vais commencer à chercher sérieusement des alternatives, bleachBit en premier, et j’en ferai une présentation après expérimentation personnelle.
Car quoique prétende Microsoft concernant Windows 10, il faut un bon nettoyeur tiers… ne serait-ce que pour éliminer les spywares de Windows ! 😉

P.S. le 11 septembre 2018 : Je viens de lire ça sur le site de GNT, qui confirme ma mauvaise impression : il faut vraiment oublier CCleaner !

Édito n° 24 : Le RGPD se met enfin en place.

Le RGPD entre en application aujourd’hui, 25 mai 2018. Le RGPD, Réglement Général de Protection des Données personnelles, a été adopté en 2016 par le Parlement Européen pour harmoniser les limites d’utilisation des données personnelles au sein de l’UE.
Bien que ce réglement ne s’applique probablement pas à mon blog personnel et sans but lucratif, je tenais cependant à utiliser les nouveaux outils que vient de proposer WordPress pour publier ma Politique de protection des données, et ainsi marquer ma satisfaction envers cette mesure salutaire.
Ce réglement constitue une avancée significative pour moraliser l’utilisation des données personnelles par les sites Web, et va entraîner une meilleure protection de la vie privée et de la sécurité des individus, à travers le renforcement des droits des personnes.
Certes, le RGPD a des limites et des lacunes (voir le cas de Facebook) , et les entreprises qui vivent de nos données ne vont pas se saborder en l’appliquant à la lettre. Les mesures de contournement se mettent en place, comme par exemple :

Méthode de contournement

Comment un site lamda obtient le “libre” consentement de ses clients…

Bref, il ne faut pas rêver sur l’angélisme des firmes, mais sa seule publication constitue une avancée réelle, en posant officiellement la nécessité du respect de la confidentialité, à contre-pied des pratiques systématisées par les GAFAM. Il servira désormais de référence incontournable pour les acteurs sociaux. Même si les Etats européens ne l’appliquent pas tous, que les pouvoirs publics ne veillent pas tous à son respect scrupuleux, il ouvre aux usagers et surtout aux organismes de défense des moyens d’action réellement préventifs et correctifs : par ex., cette action européenne commune sur la rétention des données, coordonnée par les Exégètes Amateurs, qui devrait déboucher sur une plainte concernant chaque Etat membre réfractaire auprès la Commission Européenne.
On peut être certain en outre que de nombreuses structures vont s’empresser de l’appliquer à leur site, et je trouve plaisant de voir apparaître ce genre de pratique :

les cookies après le RGPD

Comment rendre les cookies moins indigestes !

On peut espérer que les internautes “pousseront à la roue” en privilégiant les sites qui adoptent avec conviction le RGPD, forçant ainsi les autres à s’aligner pour ne pas perdre en notoriété. Et des outils se mettent en place pour nous assister (My Data Requests, merci Korben), des sites d’assistance se créent, des actions de groupe se préparent… Alors, oui, le respect des droits légitimes des personnes dans leurvie numérique va progresser, et c’est une bonne nouvelle.

Dans l’immédiat, le texte que j’ai écrit sur la base du modèle fourni par WordPress 4.9.6 est accessible ici (Politique de confidentialité). N’hésitez pas à m’en proposer des améliorations par le formulaire de contact.
Il sera par la suite refondu et déplacé en bas de page de ma page d’accueil.

du NUC au mini-STX

Le format NUC des mini-PC, c’est séduisant, mais à l’usage frustrant.
Quelle(s) alternative(s) avons-nous ?
Essayons le mini-STX ! ! !

Après avoir monté de nombreux PC à base de Moyennes Tours, je me suis offert un mini-PC Beebox-S 7200U (Asrock) l’an dernier, qui me paraissait à la fois une solution discrète et performante pour mes usages bureautique et vidéo.
J’ai eu rapidement des soucis avec cet appareil “fanless”, au point que je me suis fabriqué un petit meuble doté d’un ventilateur de boitier pour le refroidir.

Ça a plutôt bien marché… pendant deux ou trois mois 😕 . En fait, j’ai eu de plus en plus de ralentissements, de blocage de souris, de temps infini pour accéder à des pages Web dans mon navigateur, et puis finalement des freezes et des BSOD.
Je n’ai pas compris tout de suite l’origine de ces dysfonctionnements récurrents. Je les ai d’abord imputés à Windows 10 Home, ou plus exactement au clonage de mon ancien système pour le mettre sur ce nouvel appareil. J’ai donc acheté à très bas coût une version Windows 10 Pro sur eBay (ou sur Amazon je ne sais plus), et un nouveau SSD Crucial de 500 Go à un prix de braderie, et j’ai installé un OS tout propre sur ma Beebox. Le moins qu’on puisse dire, c’est que cela n’a rien arrangé, bien au contraire ! Les dysfonctionnements ont redoublé.
Lassé de Windows 10 que de toutes façons je n’aime pas, à l’ergonomie discutable (dès qu’on dépasse l’utilisation qu’en peut faire Mme Michu), et à la politique de pistage Microsoft, j’ai donc récupéré un “vieux” SSD de 120 Go (trop juste quand on utilise Windows), je l’ai posé dans la Beebox, et j’y ai installé Ubuntu 17.10.1. Car entretemps, je m’étais rendu compte que les avertissements selon lesquels les processeurs Kaby-lake de génération 7 ne pouvaient fonctionner qu’avec Windows 10 n’étaient qu’une information tendancieuse de Microsoft pour tenter d’imposer son OS, relayée en cela par les sites commerciaux (LDLC…) ! En fait, quand Microsoft prétend qu’il faut Windows 10 quand on a un processeur Kaby-Lake, cela veut seulement dire qu’on ne peut pas utiliser les versions précédentes de Windows… mais que rien n’empêche d’utiliser des distributions Linux par exemple, qui surpportent très bien Kaby-Lake !
Ça a incroyablement bien marché… deux jours 😐 . Et puis de nouveau les blocages et les redémarrages intempestifs. J’ai fini par comprendre que cela ne venait pas du software…
De fait, un tour dans l’UEFI m’a bien montré que la prise en charge de mes SSD (un au format 2.5″, un autre au format M.2) devenait aléatoire, par ex. Et quand j’arrivais à lancer le système, j’avais un emballement incroyable du CPU, capable d’atteindre les 100 % d’utilisation sans aucune application active…
D’autres signes m’ont convaincu que les problèmes hardware étaient la conséquence, à la longue, de la surchauffe de mon appareil, qui résistait de moins en moins longtemps à son utilisation basique, sans même parler de tâches exigentes. Bien sûr, il n’est pas exclu qu’un composant majeur lâche prématurément. Il suffit de se renseigner sur les taux de pannes des composants pour le savoir, et moi en plus je dépanne souvent amis et voisins, ou usagers de l’EPN. Mais je suis convaincu que le mauvais refroidissement de l’appareil a usé prématurément le CPU, et peut-être d’autres composants.
Sur un PC “normal”, j’aurais évidemment testé chacun de mes composants pour repérer le ou lesquels déconnai(en)t. Le problème d’un appareil de type NUC, c’est qu’il n’est pas démontable, et que le processeur est soudé à la carte-mère.

J’ai donc racheté un nouveau mini-PC, en le choisissant sur la base de deux types d’exigences : le soin accordé au refroidissement de l’appareil, et la possibilité de transférer les composants non fournis dans le kit de ma Beebox vers le nouvel appareil. J’ai fini par choisir le Cubi 3 silent 004BEU de MSI. Voici l’appareil :

Le MSI Cubi 3 7200 U

C’est une solution fanless comme la plupart des mini-PC qu’on trouve sur le marché, mais on voit sur l’image le radiateur qui émerge juste sous le “couvercle” pour évacuer la chaleur sur ses 4 faces.

Pour la comparaison, on voit sur cette image la face arrière de mon ancienne Beebox, seule face disposant d’une grille d’évacuation d’air.

La Beebox-S 7200 U

Mais en fait, ce n’est pas tant l’extraction que l’arrivée d’air qui pose problème : la grille d’entrée d’air est en-dessous et mesure 8.5 x 6.5 cm, ce qui serait bien… si le disque 2.5″ n’était pas quasiment collé sur cette grille ! Pas étonnant que que l’appareil étouffe, malgré mon bricolage pour lui apporter de l’air…

Désolé pour la mauvaise qualité de ma photo, mais elle permet quand même de comparer l’aération de la Beebox (à gauche) et du Cubi 3 (à droite) : le support du SSD (non installé pour qu’on voie bien) montre comment le SSD va boucher pratiquement la grille d’arrivée d’air sur la Beebox, contrairement au Cubi 3.
Alors, si vous achetez cette jolie petite boîte, contentez-vous d’y mettre un SSD au format M.2, qui laissera réellement respirer votre mini-PC, et suffisamment peut-être pour éviter la surchauffe…

J’ai réutilisé sur mon nouveau mini-PC les composants non fournis avec le kit : les barrettes de mémoire, les SSD aux format 2.5″ et M.2. Pas de soucis de ce côté-là, ils n’avaient pas souffert. Comme on le voit sur cette image, le Cubi 3 est plus gros que la Beebox, ce qui facilite le placement des composants, et améliore la circulation d’air.

J’ai posé mon SSD 2.5″ devant les appareils, pour qu’on se rende mieux compte des tailles :

Beebox-S 118.5 110 46
Cubi 3 Silent 159.6 111 65

On le voit, le MSI dépasse les “canons” habituels des NUC. Le Cubi 3 Silent pèse aussi nettement plus lourd (1.275 Kg) à cause du radiateur et du boîtier métallique, alors que la Beebox (450 g) a un boîtier en plastique pas très rigide (si on appuie sur le “couvercle”, il se passe la même chose que si on appuie sur le bouton marche-arrêt : il s’allume ou s’éteint 😮 ).

Naturellement, j’ai surveillé les températures comme du lait sur le feu ! En le posant, comme son prédécesseur, sur le ventilateur de mon bureau spécial. Alors clairement, ça ne chauffe pas du tout !
À mon grand soulagement… quoique !
Je suis tombé – mais trop tard ! – sur le test d’un site que j’aime beaucoup, Minimachines, qui fait une critique sévère de mon nouvel appareil : ses performances sont bridées pour éviter toute surchauffe ! Un peu perturbé, j’ai cherché à savoir ce qu’on disait sur le Net de cette pratique de “thermal throttling” pour empêcher le processeur de dépasser une valeur limite, très inférieure à celle que le CPU peut normalement encaisser. Il semblerait que ce ne soit pas une pratique nouvelle chez MSI. Quant à y remédier, il n’y faut pas compter, car le BIOS/UEFI livré avec l’appareil est incroyablement pauvre en réglages, et ne permet pas de désactiver le throttling. Un des commentaires de l’article résume au fond le souci : “on paye un Core i5 et on a les perfs d’un Core i3”.

Ce que je peux dire, c’est que pour l’instant mon Cubi 3 Silent fonctionne parfaitement, et qu’il reste en deça de 40°, donc loin de la valeur limitative du throttling fixé par MSI à 55°. D’accord, le boîtier reste posé sur le ventilateur externe de mon bureau spécial, et je compte l’y laisser (puisqu’inaudible). Et je ne l’utilise pas pour du gaming, ni d’ailleurs pour des tâches particulièrement lourdes : pour cela, j’ai d’autres bécanes à ma disposition.
Alors en guise d’épilogue, je dirai qu’il vaut mieux un mini-PC bridé qu’un mini-PC foutu, et que je n’aurai d’ailleurs à subir aucun bridage dans l’usage que j’en fais !

Mais bon : c’est une solution de remplacement, qui ne durera qu’un temps, j’imagine. Déjà, les portables ont statistiquement une durée de vie diminuée d’un tiers par rapport aux PC de bureau. Alors j’imagine bien que ces nouveaux appareils que sont les NUC risquent de toutes façons de durer encore moins longtemps.

Je commence donc à réfléchir à une autre solution, moins radicale que le NUC, mais quand même moins encombrante que les tours ATX, tout en offrant la possibilité de combiner sa propre configuration, et de permettre le remplacement des composants au fur et à mesure de ses besoins et de l’évolution technique, comme pour les PC de bureau.

Deux candidats pour ce profil :

  1. le mini ITX, avec une carte-mère 17 x 17. C’est un format éprouvé, avec une offre certaine, qui permet de monter une config aussi puissante que l’on veut dans un boîtier Mini Tour. Mais un mini tour, c’est quand même presqu’aussi encombrant qu’une moyenne tour !
  2. le mini STX, avec une carte-mère 14.7 x 14. C’est un format plus récent, avec une offre très réduite pour l’instant. On a cette fois un boitier pas beaucoup plus gros que certains NUC “améliorés” (type Akasa), avec le même système d’alimentation externe 19 V. En gros, on a un boîtier de la taille d’une alimentation ATX…
    L’offre actuelle propose malgré tout des composants courants : carte-mère socket LGA 1151, chipsets H110… On peut y mettre des processeurs Intel de 6è ou 7ème génération, du Celeron à l’i7, mais au format U (par ex. i5 7260U), et des barrettes mémoire DDR4, au format So-DIMM. Même le ventirad fourni avec le processeur Intel rentre normalement dans le boîtier, et d’autres ventirads sont envisageables avec de meilleures perfs.

On n’a donc plus ici la limitation imposé par les barebones NUC d’un processeur BGA, autrement dit soudé à la carte-mère, et d’une config presqu’entièrement figée, à part la RAM et le stockage, tels qu’ils sont vendus sous forme de “kits”.

Voici un tableau de comparaison des différents facteurs de forme des cartes-mères, pour situer les cartes-mères NUC et mini-STX par rapport aux formats plus traditionnels :

Malgré tout, il faudra se méfier de la tendance des fabricants à proposer une offre plus ou moins complète, par ex. l’Asrock DeskMini110 (155 x 155 x 80), ou le Silverstone SST-VT01 ou 02, ou l’ASUS H110S, qui proposent des configs presque complètes, dont les composants sont étudiés pour leur machine, certes, mais qui laissent peu de choix au client. Comme les NUC, quoi !

Il faudra aussi se méfier de la pérennité de l’offre de mini-STX, assez expérimentale : y aura-t-il une clientèle suffisante pour justifier une production dans la durée, et suffisamment fournie ? Les fabricants, d’ailleurs, lancent un autre format, le micro-STX, … et que le meilleur gagne, si l’un ou l’autre est capable de se créer une niche face aux NUC. D’autant plus que d’autres types de machines, à l’origine fondées sur les architectures ARM/raspberryPy, se lancent dans la compétition, par ex. les UDOO. Mais là, on est sur un public DIY/geek bricolo.

Ce qui me plait dans ces formats mini/micro STX, c’est leur modularité, et la possibilité de monter une config puissante, avec ventilation pour garantir la durabilité. Je pense que, sauf pour un usage hors salon (en coordination avec la télé), pour la bureautique lourde, le multitâche, le graphisme, le gaming surtout, le mini-STX semble bien mieux adapté que le NUC, qui d’ailleurs s’oriente de plus en plus massivement vers le fanless, pour offrir un confort… dangereux !