Toutou Linux

Dans la galaxie Linux, Toutou Linux est une distribution prévue pour fonctionner en live, au démarrage de l’ordinateur. Ce qui présente plusieurs intérêts.
Voici mon retour d’expérience avec la version 6 “slaxen” sortie en avril 2015

 

J’ai l’occasion d’utiliser ToutouLinux, la version française de Puppy Linux, depuis des années, pour des usages ponctuels.
Sur un très vieil ordinateur, on peut évidemment en faire son système d’exploitation. C’est en effet une distribution très légère, puisqu’elle est fondée sur Slackware ; mais c’est plus “convivial” que slackware. Le fichier de téléchargement indique 195 Mo. Les personnes qui rechignent à mettre leur vieux matos à la ressourcerie y trouveront donc une alternative intéressante, moins complexe et foisonnante qu’Emmabuntus.
D’accord, l’interface est moche, et en tous cas très banale. Et n’espérez pas y trouver l’extraordinaire adaptabilité de l’environnement XFCE.
Mais par contre, on y trouve tout ce qui est nécessaire à la grande majorité des gens, directement utilisable en mode graphique. Il n’y a qu’avec la connexion Wi-Fi que j’ai eu du fil à retordre (mais en ethernet – la connexion filaire – c’est instantané). Surtout, on peut installer 32 autres applications que celles qui sont fournies par défaut, avec un gestionnaire de paquets qui permet d’automatiser les opérations d’installation/désinstallation, et choisir parmi 6 navigateurs celui que vous aimez.
L’animatrice de ma cybercommune m’a dit l’avoir utilisé (en version antérieure) pour le premier ordi de sa fillette, qui l’a adopté tout de suite et n’a jamais réussi à le maltraiter assez pour le mettre H.S. On peut donc lui accorder un brevet de stabilité !

Perso, je l’utilise pour deux usages particuliers, en Live CD (ou en live USB, mais tous les ordis ne supportent pas, ou demandent des manips) :

  1. en mode nomade, même quand c’est chez moi : comme je suis de plus en plus parano, je limite les risques d’accès à internet, pas de souci pour mes données personnelles, aucun problème de confidentialité puisque je n’y mets rien qui permette de m’identifier et que je peux même masquer mon IP en passant par le proxy de ma boîte ou mon compte VPN. Et le risque de choper un virus ou une backdoor est sérieusement amoindri.
    Par contre, comme je l’ai placé sur un DVD, il me reste beaucoup d’espace de sauvegarde pour y pré-stocker tout ce que je fais, et que je transfère dès que possible ailleurs en prenant les précautions d’usage : scan anti-malwares en ligne puis avec l’anti-virus pro de mon PC ; éradication en profondeur des données, et non simple mise à la corbeille. Le plus souvent d’ailleurs, à la place d’un utiltaire de secure erase, je me contente de transférer mes données restées en RAM avant de clore la session sans la sauvegarder. Il ne reste alors plus de trace d’utilisation.
    Ce premier usage décrit ci-dessus est assez récent, je le qualifierai de “post-Snowden” et d’anti Loi sur le Renseignement que Valls nous a pondu…
  2. Pour une utilisation plus classique de dépannage d’un ordi récalcitrant, quand le ou les disques durs ne sont plus accessibles, ou/et que Windows ne veut plus fonctionner. Ça permet au moins de récupérer tous ses fichiers personnels : hé oui, c’est une des rares distris qui permette de sauvegarder ses données sur le même support ! Et on peut essayer de trouver la cause du mal en examinant les fichiers système, ce que le fait de fonctionner par défaut en mode super-utilisateur facilite bien.
    Car avec Toutou Linux (comme d’ailleurs avec bien d’autres live-CD Linux), on a un accès total au PC hôte. Tous les “périphériques” de l’ordi sont visibles sur le bureau, et on peut y accéder pour y opérer diverses opérations de gestion de fichiers : copie, déplacement, suppression, etc.

Cela vous intéresse ? la dernière version de Toutou Linux, qui vient de sortir en avril 2015, s’appelle Toutou Slaxen_6.0_RCX_noPAE.
Pourquoi “non-PAE” ? parce que c’est fait pour marcher sur des bécanes antérieures au Pentium M, et d’au moins 400 Mo de RAM.

— > lien vers le site de l’éditeur ;
— > lien vers la page de téléchargement ; il existe d’autres versions encore plus rustiques, notamment la 436 : voir à ce sujet la page d’accueil du site de l’éditeur ;
— > une présentation générale sur Framasoft (version antérieure Wolx) ; mais il faut lire aussi la page de Wikipédia consacrée à Puppy Linux, qui donne de nombreuses précisions.
— > un tuto simple ; et un autre plus complet, sur le site officiel.